Préservation du mur d’enceinte du château des Gondi.

Plan des jardins du château de Noisy en 1693. L’ellipse rouge encadre les murs situés de part et d’autre de la porte de la cour d’honneur. Seul le mur situé côté Bailly est encore apparent.

Date de réalisation : en cours de développement

Le  mur qui s’élève au droit de la Porte des Gondi était originellement le mur d’enceinte de la seconde cour du château, d’où une majestueuse rampe en fer à cheval donnait accès à la terrasse supérieure du château.

Ce mur et la porte ont été intégrés un siècle plus tard dans l’enceinte qui par la volonté de Louis XIV clôturait le vaste domaine de son Grand Parc. Les avis divergent donc sur sa datation exacte, XVI ou XVIIe siècle ? Cela dit, le mode d’appareillage, fait de briques et de pierres de taille, et la présence de quelques chapiteaux, accréditent une origine Renaissance.

Le mur est très dégradé, il est envahi par une végétation parasite, mais il constitue avec la Porte le seul vestige des constructions passées. C’est un pan d’histoire qu’il convient de sauvegarder, et c’est à quoi l’ARP-NRB s’emploie depuis des années.

 

C’est le mur situé du côté de Bailly qui est concerné, puisque la partie ouest du côté de Noisy-le-Roi a été incorporée depuis longtemps dans une suite de maisons d’habitation. Durant des années, la sauvegarde de ce mur a  achoppé sur un problème cadastral concernant la petite parcelle contiguë qui au début du XXe siècle aurait appartenu à l’évêché de Versailles, possesseur à l’époque du domaine des Cordeliers. Si l’évêché n’en revendiquait plus depuis longtemps la propriété, il convenait en revanche de conférer à cette parcelle un statut légal au terme d’une procédure appropriée.

A notre demande Maître Emmanuel Garde, notaire à Noisy-le-Roi, a bien voulu établir l’historique des propriétaires, d’où il est apparu que nous étions actuellement en présence d’un « Bien sans maître ». Monsieur Desramaut, Directeur général des services de la mairie de Bailly sur le territoire de laquelle est situé le mur, a engagé à la suite auprès des services du cadastre et des impôts une procédure qui a confirmé cette situation. La commune de Bailly n’ayant pas souhaité se voir attribuer la-dite parcelle, c’est à l’État qu’elle revient dès lors, au même titre que la forêt dont la gestion est confiée à l’ONF.

La question de la mitoyenneté du mur est en cours de clarification par le géomètre qui avait fait les relevés de la parcelle à la demande de la mairie de Bailly.

Ceci fait, toutes les actions en faveur de la préservation de ce mur pourront être envisagées. Il s’agira en premier lieu de recueillir l’avis d’un architecte des bâtiments historiques sur les travaux à envisager et pour quel budget. Puis, à partir des éléments historiques, des avis de l’architecte et des fouilles entreprises depuis 2017 un dossier sera constitué pour entreprendre les démarches afin d’obtenir les accords des autorités compétentes et les financements.